{"id":1279,"date":"2020-09-21T23:03:59","date_gmt":"2020-09-21T23:03:59","guid":{"rendered":"http:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/?p=1279"},"modified":"2020-09-19T14:19:23","modified_gmt":"2020-09-19T14:19:23","slug":"delicieuses-rencontres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/2020\/09\/21\/delicieuses-rencontres\/","title":{"rendered":"Delicieuses Rencontres"},"content":{"rendered":"<p>Abonnez-vous aux membres premium et obtenez lautorisation. Le temps arriva du d\u00e9part de madame de Blionne, sans que M. De Br\u00e9ot e\u00fbt cherch\u00e9 \u00e0 revoir M. Le Varlon de Verrigny ni M. Floreau de Bercaill\u00e9 et sans quil se f\u00fbt enquis des suites de laventure o\u00f9 il les avait mis aux prises. Le mois doctobre fut pluvieux et M. De Br\u00e9ot ne sortit gu\u00e8re de sa chambre. Il sinqui\u00e9tait des routes boueuses o\u00f9 le carrosse de madame de Blionne penchait aux orni\u00e8res. Pour se distraire de ces soucis ou plut\u00f4t les accompagner, M. De Br\u00e9ot jouait de son luth, sa fen\u00eatre ouverte sur le petit jardin, car lair \u00e9tait doux encore et les derni\u00e8res hirondelles volaient dans le ciel gris. Un apr\u00e8s-midi, quil soccupait \u00e0 ce passe-temps, il aper\u00e7ut de sa fen\u00eatre M. Floreau de Bercaill\u00e9 qui causait au fond du jardinet avec le sieur Courboin. Ils convenaient sans doute du prix de quelques hardes, et M. De Br\u00e9ot allait appeler M. De Bercaill\u00e9 pour lui demander des nouvelles de M. Le Varlon de Verrigny, mais M. De Bercaill\u00e9 disparut brusquement, tandis que le sieur Courboin le saluait fort bas, dans le dos, comme quelquun \u00e0 qui lon doit plus que lachat de quelques nippes M. De Br\u00e9ot referma sa fen\u00eatre, car lheure commen\u00e7ait \u00e0 fra\u00eechir, et remit son luth \u00e0 l\u00e9tui. Les cordes harmonieuses ne parvenaient pas \u00e0 consoler sa tristesse, mais ce fut \u00e0 elles pourtant que, le lendemain encore, il demandait quelque soulagement de sa peine, quand il entendit gratter \u00e0 sa porte. La petite Annette Courboin entra et sassit sans rien dire devant lui M. De Br\u00e9ot lui remarqua une mine alt\u00e9r\u00e9e et une bouche qui allait pleurer. Peu \u00e0 peu le soir tombait. Il cessa de jouer. La petite soupira dans lombre. Il lui parut quelle allait lui parler, quand elle tressaillit \u00e0 la voix de sa m\u00e8re qui lappelait du haut de lescalier et sesquiva sans avoir rien dit,,,,,,,,,,,,,,,,,, <img src=\"http:\/\/img.over-blog-kiwi.com\/600x600\/0\/53\/43\/49\/20150319\/ob_c522ff_ufoapice9.jpg\" alt=\"delicieuses rencontres\" align=\"left\">  <img src=\"http:\/\/www.manoirlesgenerations.com\/DATA\/TEXTEDOC\/saumon-2.jpg\" alt=\"delicieuses rencontres\" align=\"right\"> Libertins bonsoir, B\u00e9a au clavier, brune et pas trop mal, sexy et amoureuse de la lingerie, tr\u00e8s branch\u00e9e sexe et cul. Jai tr\u00e8s envie dorganiser mon prochain plan cul dans un sauna \u00e0 Rennes, un endroit o\u00f9 les voyeurs sont toujours tr\u00e8s nombreux. Oh oui! Une journ\u00e9e tr\u00e8s douce. Mille bises ma beaut\u00e9.  Oui, monsieur, disait madame de Preignelay pas tant que cela et m\u00eame pas autant quil faudrait! Certes, je pense aussi quil nest rien de plus naturel quune pareille aventure de corps finisse, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rable, par se confondre avec les petits \u00e9v\u00e9nements qui composent la trame ordinaire et m\u00eal\u00e9e de la vie. Nest-il point juste quelle prenne sa place dans la m\u00e9moire et ne sy distingue plus gu\u00e8re de ce qui lenvironne. Il ne faut pas, et jen conviens volontiers, pour un accident de cette sorte, en garder la t\u00eate basse et en verser des larmes continuelles, mais je ne voudrais pas non plus quon en lev\u00e2t le front et quon en fit parade. Certes, votre Annette nen est pas \u00e0 cet exc\u00e8s, mais je vous jure quelle songe sans d\u00e9plaisir \u00e0 ce qui lui est arriv\u00e9 et, quand elle me tend mes bas et quelle me donne ma chemise, elle me regarde avec un petit air dimportance qui semble dire, que je nai pas eu lhonneur, moi, de passer par les mains dun monsieur Le Varlon de Verrigny, homme de qualit\u00e9 et avocat au Grand-Conseil <img src=\"http:\/\/cdn.simplesite.com\/i\/56\/2f\/283163832114949974\/i283163839597771724._szw480h1280_.jpg\" alt=\"delicieuses rencontres\" align=\"left\"> Cest dun temps d\u00e9j\u00e0 lointain, monsieur, que jai \u00e0 vous entretenir ; mais je ne voudrais pas que vous pensiez que je cherche en mon discours \u00e0 vous \u00e9tonner par des contrastes, ni \u00e0 en tirer des effets de roman. Je ne pr\u00e9tends point rehausser ma richesse actuelle par ma mis\u00e8re ancienne, ni vous pr\u00e9senter la crasse de ces jours dautrefois dans le but de faire mieux ressortir la dorure de ceux daujourdhui ; mais il est n\u00e9cessaire, pour lintelligence de mon histoire, que nous quittions en paroles ces lieux o\u00f9 nous sommes et que vous consentiez \u00e0 me suivre \u00e0 ceux o\u00f9 je suis n\u00e9. Je vous partage une marque que jaffectionne beaucoup pour la qualit\u00e9 de ses produits qui sont tous \u00e0 base de souchet: Le souchet est un tubercule naturellement sans gluten dont le go\u00fbt, entre ch\u00e2taigne et amande, est naturellement sucr\u00e9. Rencontre avec Olivier Roellinger anim\u00e9e par Lo\u00efc Bienassis IEHCA Ces fondatrices, Delphine Bouetard et Anne-Laure Vial, viennent du milieu de l\u00e9dition o\u00f9 elles se sont rencontr\u00e9es. Elles se lancent dans laventure en octobre 2018. La m\u00eame passion pour le livre, le m\u00eame enthousiasme les poussent \u00e0 ouvrir cette immense librairie quelles con\u00e7oivent comme un lieu de vie. Cela est tout \u00e0 fait vrai, r\u00e9pondit M. Herbou, mais il faut avouer que le contraire ne lest pas moins. Si certains mots ne conservent plus avec ce quils signifient cette \u00e9troite liaison qui les y devrait rattacher et rendre circonspect sur leur emploi, sils ont perdu par l\u00e0 de leffet quil faudrait quils nous fissent, il en est parmi eux qui, s\u00e9par\u00e9s de ce quils veulent dire exactement, en disent davantage \u00e0 qui ne prend pas la peine den faire le tour et de consid\u00e9rer ce qui se cache derri\u00e8re. Jen sais ainsi, qui montrent davance mauvaise figure. On \u00e9tablit, une fois pour toutes, quils ont tort et lon ne veut plus revenir sur leur compte, non plus que convenir quils auraient peut-\u00eatre, \u00e0 y bien regarder, meilleure mine quils nen ont lair. Jajouterai que, de ces mots ainsi d\u00e9cri\u00e9s, tous ne le sont pas avec une \u00e9gale raison. Si tous m\u00eame repr\u00e9sentent des actions en elles-m\u00eames condamnables, il importerait encore davoir \u00e9gard aux circonstances o\u00f9 elles ont lieu. Jadmets assur\u00e9ment, par exemple, quon ne doive violer personne et que cela ne soit point beau, car il y faut une suite de gestes et de simagr\u00e9es dont lid\u00e9e ne nous pla\u00eet gu\u00e8re, du moins chez les autres. Cependant avant de les r\u00e9prouver tout \u00e0 fait, si\u00e9rait-il de savoir si ces sortes dabus de corps nont point dexcuse dans une disposition du n\u00f4tre, et, pour condamner d\u00e9finitivement une fa\u00e7on dagir si commune et attacher \u00e0 son seul nom un opprobre universel, conviendrait-il d\u00eatre certain que, des deux personnes indispensables dans cette affaire, une nait point eu de bonnes excuses \u00e0 sy laisser aller et que lautre ait eu \u00e0 en souffrir autant quon le pense commun\u00e9ment, ce qui ne me para\u00eet point le cas de votre petite Annette, puisquelle en montre, comme vous le dites, moins de chagrin que de  Ne riez pas, monsieur, reprit M. Floreau de Bercaill\u00e9, car jentendis faire les choses pour de bon et je me r\u00e9solus daccompagner ma conversion de toutes les marques qui pouvaient montrer quelle \u00e9tait enti\u00e8re et de bon aloi. Je commen\u00e7ai par modifier mes fa\u00e7ons de parler. Cest aux paroles, plus peut-\u00eatre quaux actes, quon nous juge. Je renon\u00e7ai \u00e0 ce langage vif et cru auquel j\u00e9tais habitu\u00e9 et jy substituai je ne sais quoi donctueux, de pos\u00e9 et de convaincu. Je me pr\u00e9sentai partout avec la plus grande d\u00e9cence ; je fr\u00e9quentai les \u00e9glises, jassistai aux sermons et aux processions. Jabusai des sacrements. Je fis, monsieur, des exc\u00e8s de Sainte-Table. Je composai des hymnes et des cantiques. Je portai les plus beaux \u00e0 madame la marquise de Preignelay. Elle les \u00e9couta dune oreille distraite, les loua fort et ne me donna pas un \u00e9cu. Partout, il en fut de m\u00eame, et voil\u00e0 pourquoi je suis venu \u00e0 vous dans lespoir que vous me feriez meilleur accueil. Le jardin promettait, cette ann\u00e9e-l\u00e0, d\u00eatre lorgueil du bon M. De La B\u00e9gissi\u00e8re et de le payer abondamment de ses peines. Le beau temps, venu tout \u00e0 coup, semblait devoir durer et offrait les circonstances les plus favorables \u00e0 une riche r\u00e9colte de l\u00e9gumes et de fruits. Le ciel \u00e9tait doux, et, quand M. Le Varlon de Verrigny se rendait aupr\u00e8s de M. Bavant pour travailler avec lui, il trouvait ouverte la fen\u00eatre de sa cellule o\u00f9 entrait une agr\u00e9able odeur de feuilles et dair qui se m\u00ealait \u00e0 celle des vieux livres. Elles composaient \u00e0 elles deux je ne sais quelle influence b\u00e9nigne qui provoquait lhonn\u00eate M. Ravaut \u00e0 un petit sourire o\u00f9 se d\u00e9tendait sa face jaune et p\u00e2le M. Ravaut dailleurs continuait d\u00eatre content de M. Le Varlon de Verrigny. Nul ne sentendait d\u00e9cid\u00e9ment comme lui \u00e0 mettre les mots dans un bel ordre et \u00e0 donner aux phrases une sonorit\u00e9 avantageuse M. Ravaut, pour lui-m\u00eame, ne trouvait pas grande importance \u00e0 ce qui lui paraissait, en somme, de vains agr\u00e9ments. Il n\u00e9tait gu\u00e8re sensible, en ses travaux qu\u00e0 lexactitude du sens et \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de linterpr\u00e9tation, mais il lui fallait reconna\u00eetre que bien \u00e9crire aide \u00e0 \u00eatre lu, et quon rebute le public, autant par lobscurit\u00e9 des mati\u00e8res que lon traite que par un style in\u00e9gal et rocailleux. Sil ne se f\u00fbt agi que de ses propres pens\u00e9es, M. Ravaut e\u00fbt \u00e9t\u00e9 assez indiff\u00e9rent \u00e0 ce quelles obtinssent plus ou moins daudience, mais il sagissait de la parole m\u00eame de Dieu et il importait de la r\u00e9pandre au dehors et den p\u00e9n\u00e9trer le si\u00e8cle. Aussi ne devait-on rien n\u00e9gliger \u00e0 cet effet, et la belle fa\u00e7on dont M. Le Varlon de Verrigny rendait ais\u00e9s les passages les plus difficiles, et la mani\u00e8re dont il les savait \u00e9claircir remplissaient dadmiration M. Ravaut et lui causaient un plaisir v\u00e9ritable. Il en avait con\u00e7u pour M. Le Varlon de Verrigny une sinc\u00e8re affection et il se r\u00e9jouissait presque de l\u00e9v\u00e9nement qui lui avait amen\u00e9 dans la solitude un si pr\u00e9cieux collaborateur. Aussi aurait-il voulu lavoir continuellement aupr\u00e8s de lui et reprochait-il parfois \u00e0 M. De La B\u00e9gissi\u00e8re de le lui enlever trop souvent et de le lui rendre si fumant de besogne terrestre que la sueur lui coulait du front jusque sur le papier. Cliquez sur chaque finalit\u00e9 de cookies pour activer ou d\u00e9sactiver le d\u00e9p\u00f4t de cookies, \u00e9tant entendu que lorsque le oui apparait le d\u00e9p\u00f4t de cookies est d\u00e9sactiv\u00e9 et vice versa. Madame de Blionne fit un geste M. De Br\u00e9ot continua malgr\u00e9 elle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>delicieuses rencontres<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1279"}],"collection":[{"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1279"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1279\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1280,"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1279\/revisions\/1280"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1279"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1279"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kylea.mindsetechnologies.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1279"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}